Lors de la session consacrée à l’analyse du contexte global, la question posée à chaque mouvement était claire : Quelle est la situation des droits des communautés sur leurs territoires ? Quelles sont les principales menaces ? Quelles stratégies les peuples développent-ils ?Lors de la session consacrée à l’analyse du contexte global, la question posée à chaque mouvement était claire : Quelle est la situation des droits des communautés sur leurs territoires ? Quelles sont les principales menaces ? Quelles stratégies les peuples développent-ils ?
Au nom du WFF, l’intervention portée par Pêche et Développement a rappelé une évidence souvent oubliée dans les débats sur la réforme agraire : les territoires ne s’arrêtent pas à la terre.
« Pour les communautés de pêche artisanale et/ou à petite échelle, le territoire inclut les zones de pêche, les mangroves, les estuaires et les espaces marins côtiers. Aujourd’hui, ces espaces se réduisent. »
Malgré l’existence d’instruments internationaux — Directives sur la tenure, Directives pour la pêche artisanale durable, UNDROP — le contrôle effectif des territoires par les communautés recule. Les droits sont reconnus sur le papier, mais l’accès et le pouvoir de décision sont fragilisés face aux intérêts industriels.
L’intervention a également mis en lumière l’accélération de l’« accaparement bleu » : expansion de la pêche industrielle, aquaculture intensive, infrastructures offshore, planification spatiale qui privatise progressivement l’espace marin, ou encore extension d’aires protégées sans reconnaissance réelle des droits coutumiers.
« La conservation ne doit pas devenir un nouvel instrument de dépossession. Elle doit être construite avec les communautés, et non contre elles. »
Face à ces dynamiques, les organisations de pêche artisanale et/ou à petite échelle développent des stratégies concrètes : co-gestion, défense des droits collectifs, alliances avec les paysans et peuples autochtones, et transition vers des modèles aqua-écologiques respectueux des écosystèmes et des communautés.
Le message porté dans ce forum préparatoire est sans ambiguïté :
« Il n’y a pas de souveraineté alimentaire sans souveraineté sur les ressources aquatiques. »
Les journées des mouvements sociaux constituent un moment clé pour consolider des positions communes avant les discussions officielles avec les États. L’enjeu est clair : faire reconnaître que la réforme agraire du XXIᵉ siècle doit inclure les territoires marins et garantir une redistribution réelle du pouvoir sur l’eau et les océans.
Pêche et Développement continuera à suivre et à relayer les débats d’ICARRD+20 dans les prochains jours.
Au nom du WFF, l’intervention portée par Pêche et Développement a rappelé une évidence souvent oubliée dans les débats sur la réforme agraire : les territoires ne s’arrêtent pas à la terre.
« Pour les communautés de pêche artisanale et/ou à petite échelle, le territoire inclut les zones de pêche, les mangroves, les estuaires et les espaces marins côtiers. Aujourd’hui, ces espaces se réduisent. »
Malgré l’existence d’instruments internationaux — Directives sur la tenure, Directives pour la pêche artisanale durable, UNDROP — le contrôle effectif des territoires par les communautés recule. Les droits sont reconnus sur le papier, mais l’accès et le pouvoir de décision sont fragilisés face aux intérêts industriels.
L’intervention a également mis en lumière l’accélération de l’« accaparement bleu » : expansion de la pêche industrielle, aquaculture intensive, infrastructures offshore, planification spatiale qui privatise progressivement l’espace marin, ou encore extension d’aires protégées sans reconnaissance réelle des droits coutumiers.
« La conservation ne doit pas devenir un nouvel instrument de dépossession. Elle doit être construite avec les communautés, et non contre elles. »
Face à ces dynamiques, les organisations de pêche artisanale et/ou à petite échelle développent des stratégies concrètes : co-gestion, défense des droits collectifs, alliances avec les paysans et peuples autochtones, et transition vers des modèles aqua-écologiques respectueux des écosystèmes et des communautés.
Le message porté dans ce forum préparatoire est sans ambiguïté :
« Il n’y a pas de souveraineté alimentaire sans souveraineté sur les ressources aquatiques. »
Les journées des mouvements sociaux constituent un moment clé pour consolider des positions communes avant les discussions officielles avec les États. L’enjeu est clair : faire reconnaître que la réforme agraire du XXIᵉ siècle doit inclure les territoires marins et garantir une redistribution réelle du pouvoir sur l’eau et les océans.
Pêche et Développement continuera à suivre et à relayer les débats d’ICARRD+20 dans les prochains jours.
Collectif Pêche et Développement
Pêcher pour vivre
