ICARRD+20 : le Collectif Pêche et Développement porte la voix des territoires marins

, par  LAGARDE, Virginie

À la veille de l’ouverture officielle d’ICARRD+20 à Cartagena, les mouvements sociaux se sont réunis pour analyser la situation mondiale des territoires et coordonner leurs positions. Pêche et Développement, membre du World Forum of Fish Harvesters and Fish Workers (WFF) et engagé dans les dynamiques de l’International Planning Committee for Food Sovereignty (IPC), participe à ces journées stratégiques.

Lors de la session consacrée à l’analyse du contexte global, la question posée à chaque mouvement était claire : Quelle est la situation des droits des communautés sur leurs territoires ? Quelles sont les principales menaces ? Quelles stratégies les peuples développent-ils ?Lors de la session consacrée à l’analyse du contexte global, la question posée à chaque mouvement était claire : Quelle est la situation des droits des communautés sur leurs territoires ? Quelles sont les principales menaces ? Quelles stratégies les peuples développent-ils ?

Au nom du WFF, l’intervention portée par Pêche et Développement a rappelé une évidence souvent oubliée dans les débats sur la réforme agraire : les territoires ne s’arrêtent pas à la terre.
« Pour les communautés de pêche artisanale et/ou à petite échelle, le territoire inclut les zones de pêche, les mangroves, les estuaires et les espaces marins côtiers. Aujourd’hui, ces espaces se réduisent. »
Malgré l’existence d’instruments internationaux — Directives sur la tenure, Directives pour la pêche artisanale durable, UNDROP — le contrôle effectif des territoires par les communautés recule. Les droits sont reconnus sur le papier, mais l’accès et le pouvoir de décision sont fragilisés face aux intérêts industriels.
L’intervention a également mis en lumière l’accélération de l’« accaparement bleu » : expansion de la pêche industrielle, aquaculture intensive, infrastructures offshore, planification spatiale qui privatise progressivement l’espace marin, ou encore extension d’aires protégées sans reconnaissance réelle des droits coutumiers.
« La conservation ne doit pas devenir un nouvel instrument de dépossession. Elle doit être construite avec les communautés, et non contre elles. »
Face à ces dynamiques, les organisations de pêche artisanale et/ou à petite échelle développent des stratégies concrètes : co-gestion, défense des droits collectifs, alliances avec les paysans et peuples autochtones, et transition vers des modèles aqua-écologiques respectueux des écosystèmes et des communautés.
Le message porté dans ce forum préparatoire est sans ambiguïté :
« Il n’y a pas de souveraineté alimentaire sans souveraineté sur les ressources aquatiques. »
Les journées des mouvements sociaux constituent un moment clé pour consolider des positions communes avant les discussions officielles avec les États. L’enjeu est clair : faire reconnaître que la réforme agraire du XXIᵉ siècle doit inclure les territoires marins et garantir une redistribution réelle du pouvoir sur l’eau et les océans.
Pêche et Développement continuera à suivre et à relayer les débats d’ICARRD+20 dans les prochains jours.

Au nom du WFF, l’intervention portée par Pêche et Développement a rappelé une évidence souvent oubliée dans les débats sur la réforme agraire : les territoires ne s’arrêtent pas à la terre.
« Pour les communautés de pêche artisanale et/ou à petite échelle, le territoire inclut les zones de pêche, les mangroves, les estuaires et les espaces marins côtiers. Aujourd’hui, ces espaces se réduisent. »

Malgré l’existence d’instruments internationaux — Directives sur la tenure, Directives pour la pêche artisanale durable, UNDROP — le contrôle effectif des territoires par les communautés recule. Les droits sont reconnus sur le papier, mais l’accès et le pouvoir de décision sont fragilisés face aux intérêts industriels.

L’intervention a également mis en lumière l’accélération de l’« accaparement bleu » : expansion de la pêche industrielle, aquaculture intensive, infrastructures offshore, planification spatiale qui privatise progressivement l’espace marin, ou encore extension d’aires protégées sans reconnaissance réelle des droits coutumiers.
« La conservation ne doit pas devenir un nouvel instrument de dépossession. Elle doit être construite avec les communautés, et non contre elles. »

Face à ces dynamiques, les organisations de pêche artisanale et/ou à petite échelle développent des stratégies concrètes : co-gestion, défense des droits collectifs, alliances avec les paysans et peuples autochtones, et transition vers des modèles aqua-écologiques respectueux des écosystèmes et des communautés.
Le message porté dans ce forum préparatoire est sans ambiguïté :
« Il n’y a pas de souveraineté alimentaire sans souveraineté sur les ressources aquatiques. »
Les journées des mouvements sociaux constituent un moment clé pour consolider des positions communes avant les discussions officielles avec les États. L’enjeu est clair : faire reconnaître que la réforme agraire du XXIᵉ siècle doit inclure les territoires marins et garantir une redistribution réelle du pouvoir sur l’eau et les océans.

Pêche et Développement continuera à suivre et à relayer les débats d’ICARRD+20 dans les prochains jours.

Navigation